Remarques : On notera que cette rubrique se situe avant
d'autres interrogations qui auraient pu "contaminer"
la réponse à cette question qui se veut ouverte ; on ne saurait toutefois affirmer que la position spatiale est
suffisante pour éviter ce risque : la prise de connaissance
et la réponse au questionnaire ne sont pas forcément
linéaires ; il s'agit seulement de tenter de limiter le
risque.
Remarque : La réponse "JNSP" vise à
l'identification de deux situations différentes :
2.2 - Première expérimentation
Cette expérimentation a été conduite au cours
du dernier quadrimestre de 1989.
Tous les professionnels associés à l'expérimentation
ont disposé de documents et de consignes écrites
relatives à l'aspect de l'expérimentation dans le
cadre duquel ils intervenaient.
En outre, des contacts avec chacun d'entre eux m'ont permis de
m'assurer qu'ils disposaient des informations requises pour mener
à bien leur tâche.
2.2.1 - Affectation des items aux échelles
Les activités professionnelles ont été affectées
aux catégories d'intérêts par des experts
(près de 70, essentiellement des Conseillers d'orientation-psychologues
des CIO) selon un protocole rigoureux, qui induisait une dispersion
des résultats, mais garantissait qu'un large accord des
experts correspondrait à une signification relativement
univoque de l'activité.
Près de la moitié des items obtiennent un score
supérieur à 85 % du score théorique (score
qu'aurait obtenu l'item si tous les experts l'avaient affecté
à une seule et même échelle) et près
des deux tiers un score supérieur à 75%.
2.2.1.1 - Protocole de recueil des affectations
L'affectation, dite a priori, des items aux échelles
Aid'Orient' ne constituait qu'une affectation provisoire, destinée
à optimiser l'expérimentation, cette opération
ne reposant que sur le seul point de vue de l'auteur.
Afin de garantir la pertinence des affectations, j'ai fait appel
à des experts (ou méthode dite "des juges")
dans la double perspective suivante :
un large accord des experts devait garantir la qualité
de l'affectation ;
une dispersion sensible dans les affectations effectuées
par les experts signalerait un item dont le caractère univoque
était insuffisant, et conduirait à l'éliminer
à ce titre.
Les experts disposaient d'un texte de présentation de la
recherche, des définitions des échelles Aid'Orient'
et des orientations de Holland, et d'un questionnaire comportant
les 360 activités soumises au test (soit la somme des deux
questionnaires A et B soumis aux jeunes).
La solution la plus simple, tant pour les experts que pour l'auteur,
aurait consisté à leur demander à quelle
échelle se rapportait chaque item. Cette solution aurait
présenté plusieurs avantages :
renseignement rapide du questionnaire par les experts ;
dépouillement rapide ;
taux d'accord élevé, rassurant pour l'auteur.
En revanche, si l'on ne s'intéresse qu'à l'échelle
dominante, le mode de réponse masque le fait qu'un item,
s'il évoque plutôt une échelle, peut être
plus ou moins saturé par une, ou d'autres échelles.
J'ai préféré définir des consignes
distinguant trois cas :
l'activité évoque une échelle et une seule ;
l'activité évoque deux échelles : il a
alors été demandé d'indiquer quelles sont
ces deux échelles, en distinguant l'échelle dominante
et l'échelle secondaire ;
l'activité évoque plus de deux échelles : les experts devaient le signaler sans mentionner les échelles
correspondantes.
Si la sévérité des consignes induisait une
dispersion des résultats, elle garantissait une plus grande
fiabilité de ceux-ci.
Il était également demandé aux experts de signaler
les items leur semblant inadaptés en considération
des objectifs visés par l'épreuve (formulation trop
compliquée, mots difficiles...) ; ils étaient en
outre invités à formuler des propositions d'amélioration.
L'échantillon a été constitué de 68
experts, dont 53 Conseillers d'orientation-psychologues (CIO), ainsi que de
Psychologues du Travail (AFPA), autres conseillers auprès
des jeunes (ANPE , Centre de Bilan, PAlO).
59 d'entre eux ont renseigné la totalité du questionnaire,
5 ont renseigné la première moitié (questionnaire
A) et 4 la seconde (questionnaire B) ; cette possibilité
avait été offerte aux Conseillers des CIO envisageant
de travailler en équipe.
L'expérimentation a été conduite de début
octobre à fin novembre 1989.
Il est rapidement apparu au cours du dépouillement des
questionnaires renseignés par les experts que deux types
d'attitudes de réponse pouvaient être observés.
La plupart des experts exprimaient des choix largement conformes
à ceux de la plupart des autres ; certains experts se démarquaient
assez largement des choix les plus fréquents. Les questionnaires
ressortissant de cette seconde situation ont alors été
repérés lors du dépouillement.
Il s'agit d'une impression d'ensemble, et non d'une statistique
rigoureuse. Sous cette réserve, on peut affirmer qu'un
peu plus de 80 % des réponses sont assez largement consensuelles,
et donc un peu moins du cinquième d'entre elles entraînent
la plus grande partie de la dispersion.
On observe également que deux catégories d'items
ont entraîné une dispersion plus élevée
que celle généralement observée :
items affectés a priori aux échelles Pratique
et mécanique et Pratique et manuel, ainsi que certains
items des échelles Littéraire et Artistique ;
items relatifs aux professions de l'enseignement.
En moyenne, 3,5 échelles ont été évoquées
par item, chaque échelle étant évoquée
seule, ou dans un couple (en première ou seconde position).
Si l'on observe le nombre moyen d'échelles citées
par item, on constate que :
ce nombre est un peu plus faible (de moins de 8 %) dans la section
B que dans la section A (soit les deux questionnaires soumis aux
jeunes, regroupés pour les experts) ;
aussi bien dans la section A que dans la section B, ce nombre
est quasiment identique pour la première et la seconde
moitié des items ; il en va de même pour les écarts-types
correspondants.
On peut donc supposer que la variation du nombre d'échelles
citées est plus liée à la section du questionnaire
(qualité des items ?) qu'à l'attitude de réponse
des experts, qui peut apparaître comme stable face au critère
examiné.
En revanche, si l'on examine le nombre moyen d'échelles
citées par item et par échelle après affectation
de ceux-ci à l'échelle dominante, on constate une
sensible dispersion des résultats, de 2,8 pour l'échelle
Pratique et mécanique à 4,2 pour l'échelle
Scientifique (en moyenne).
On peut attribuer à cette observation deux causes principales :
la signification plus ou moins univoque des items selon les
échelles ;
les recouvrements induits par la définition même
des échelles (exemples : entre Calcul et Scientifique,
ou Calcul et Travail de bureau).
2.2.1.2 - Méthode d'exploitation des réponses
Le protocole d'exploitation des réponses des experts repose
sur les principes suivants :
l'unité de réponse correspond au choix exclusif
d'une échelle ;
le choix d'une échelle en première position, lorsque
deux échelles ont été affectées à
un item, est pris en compte pour moitié ;
le choix d'une échelle en seconde position, lorsque deux
échelles ont été affectées à
un item, est pris en compte pour un quart ;
les autres situations (tiret indiquant l'impossibilité
de ne citer que deux échelles, non-réponse, ou citation
de trois échelles - situation rare, mais parfois observée
-) n'entraînent pas d'attribution de point.
Du point de vue pratique, 4 points ont été attribués
au premier cas, 2 au deuxième et 1 au troisième ; le nombre total de points obtenu par un item est désigné
sous le terme de "score observé".
Afin de pouvoir comparer les items, ceux-ci l'ont été
sur la base de pourcentages, et non pas des valeurs absolues.
Le score maximum théorique est le score qu'aurait obtenu
l'item si tous les experts l'avaient affecté à la
même échelle, soit le produit du nombre de répondants
par la valeur attribuée au choix exclusif.
Le pourcentage du score maximum théorique de l'item est
le rapport en pourcentage du score obtenu par l'échelle
dominante (selon le score observé) au score maximum théorique.
Le pourcentage du score observé de l'item à une
échelle est le rapport en pourcentage du score observé
à une échelle au score total observé pour
l'item, et ce pour chaque échelle citée.
Chaque item a été affecté à l'échelle
ayant obtenu le pourcentage du score observé le plus élevé.
2.2.1.3 - Résultats
Pourcentage du score théorique
Malgré la sévérité du test (il existe
toutefois 4 items ayant retenu l'accord unanime des experts sur
le même choix exclusif : 2 pour l'échelle Relations
et commerce, 1 pour les échelles Service social et Travail
de bureau), le score le plus faible est de 72,6 % (Pratique et
mécanique), le plus élevé de 88,8 % (Service
social), alors que la moyenne pour l'ensemble des échelles
est de près de 80 % (78,8 %).
Pourcentage du score observé
Le score le plus faible est de 76,0 % et le plus élevé
de 93,9 % (les échelles sont les mêmes qu'au point
précédent) ; la moyenne pour l'ensemble des échelles
est de 84,2 %.
Dispersions les plus fortes
Celles-ci traduisent des recouvrements entre les échelles
Pratique et mécanique et Pratique et manuel d'une part,
Calcul et Travail de bureau d'autre part.
On peut les interpréter comme étant dues à
une segmentation qui n'est pas toujours effectuée dans
le premier cas, et une différenciation insuffisante d'une
dimension largement partie de l'autre dans le second cas.
Distribution des items selon le pourcentage du score théorique
Près de la moitié des items obtiennent un score
supérieur à 85 % du score théorique, et près
des deux tiers un score supérieur à 75 %.
Cette situation d'ensemble masque toutefois des résultats
quelque peu contrastés selon les échelles. A titre
d'exemple, 14 des 37 items affectés à l'échelle
Service social obtiennent un résultat compris entre 95,1
et 100,0 %, alors que plus du quart des items (9 sur 32) affectés
à l'échelle Pratique et mécanique obtiennent
un score égal au plus à 55,0 %.
Les questionnaires (A et B) étaient supposés comme
relativement équivalents. La comparaison de l'origine des
items selon la section du questionnaire a confirmé cette
hypothèse.
Les experts ont validé à 96,1 % l'affectation a
priori des items (346 sur 360).
2.2.2 - Test des items auprès des jeunes
Les items ont été testés auprès d'un
échantillon de 1 498 jeunes scolarisés âgés
d'un peu plus de 15 ans en moyenne, ainsi qu'auprès d'un
échantillon de près de 200 jeunes ayant cessé
leur scolarité (PAIO , Mission Locale, Centre de Bilan...).
2.2.2.1 - Objectif
L'objectif de ce volet de l'expérimentation est double :
tester la compréhensibilité de chaque activité,
et sa capacité à favoriser l'expression d'un choix
ou d'un rejet ;
mesurer la "popularité" ou "attrait"
de chacune des activités, face aux répondants de
chaque sexe, en vue de la construction des items de l'épreuve.
2.2.2.2 - Le champ de l'expérimentation (public scolarisé)
L'expérimentation a été conduite au cours
du dernier quadrimestre 1989 auprès de 17 établissements
(collèges et lycées) de l'enseignement public, situés
pour la plupart dans le même district scolaire du Val-de-Marne,
ce district offrant une grande diversité de niveaux scolaires
selon les établissements.
L'échantillon a été constitué de 1
498 jeunes scolarisés (près de 60 % en 3ème
de collège ; 1ère, 2ème ou 3ème année
de CAP et 1ère année de BEP , près de 20
% en filière industrielle, et autant en filière
tertiaire) ; 52,2 % de garçons et 47,8 % de filles ; un
âge moyen de 15,4 ans pour les garçons (écart-type
1,1) et de 15,2 pour les filles (écart-type 1,2). Près
des trois quarts des répondants ne disposent d'aucun diplôme
(ou n'ont pas renseigné la rubrique), environ 1 sur 7 dispose
du Brevet des collèges et 1 sur 10 du Certificat d'études
primaires.
2.2.2.3 - Conduite de l'expérimentation
L'expérimentation a été présentée
aux jeunes sous l'intitulé "Enquête sur les
préférences professionnelles des jeunes".
Le questionnaire (A ou B) était introduit par une fiche
d'identification du répondant (anonyme) intitulée
"Qui êtes vous ?" et comportant les rubriques
suivantes :
Je suis âgé de (14 à 20 ans, par tranche
d'½ année, soit 13 cas prévus, plus une rubrique
"autres cas").
Je suis de sexe : masculin ou féminin.
"Les métiers que j'aimerais faire sont." et
"Les métiers que je n'aimerais pas faire sont." ;
Il a été proposé un cadre sans numéros
d'ordre et non ligné afin de ne pas induire l'attente d'un
nombre de réponses déterminé par le support.
Je suis en cours de scolarité : OUI ou NON.
Classe et section fréquentées (ou dernières
classe et section fréquentées).
Diplôme le plus élevé obtenu.
Profession du père.
Profession de la mère.
Identification de l'établissement de passation.
On peut relever dans les consignes (écrites) destinées
aux jeunes les éléments suivants :
"Les réponses sont strictement personnelles.".
"En ce qui concerne vos préférences professionnelles,
il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, c'est seulement
une question de goûts personnels, tout le monde pouvant
avoir des goûts différents.", et plus loin :
"Répondez spontanément, en suivant votre première
impression. Ne réfléchissez pas trop longtemps avant
de choisir.".
"Il vous est proposé une liste d'activités
professionnelles. Pour chacune d'entre elles, il vous est demandé
d'indiquer (en entourant le mot correspondant à votre choix),
si :
Vous aimeriez faire cette activité, (ne vous demandez
pas si vous savez ou pourriez le faire, mais simplement si vous
aimeriez le faire si c'était possible) ; la réponse
est alors OUI.
Vous n'aimeriez pas faire cette activité , la réponse
est alors NON.
Vous ne voyez pas ce que représente l'activité
proposée, ou vous ne savez pas dire si vous aimeriez ou
n'aimeriez pas le faire , la réponse est alors "JNSP"
(Je ne sais pas).".
je me suis formé une représentation suffisante
de l'activité, mais je ne sais pas si j'aimerais, ou pas,
la pratiquer ;
je ne vois pas bien en quoi peut consister l'activité,
et je ne peux donc pas me prononcer.
La distinction entre ces deux situations ne présentant
guère d'intérêt d'un point de vue pratique,
et supposant une formulation des consignes bien délicate,
le principe d'une modalité de réponse unique a été
retenu.
Il était en outre demandé de répondre à
toutes les questions, en n'exprimant qu'un choix par question,
(et de le vérifier en fin de passation) et un mode de modification
de la réponse était indiqué.
2.2.2.4 - Application des questionnaires
| Animateur de l’application | Effectif | % |
| L’auteur | 409 | 27,3 |
| Conseillers d'Orientation | 345 | 23,0 |
| Conseillers d’Education | 272 | 18,2 |
| Adjoints d'un Proviseur ou Principal | 249 | 16,6 |
| Professeurs Principaux | 223 | 14,9 |
| Total | 1498 | 100,0 |
Les relais de l'application des questionnaires, informés
sur les objectifs de l'expérimentation et la nécessité
de la standardisation de la passation, disposaient d'un texte
de présentation de la recherche et de consignes (écrites)
précises, dont on relèvera ci-après quelques
points :
L'expression spontanée de choix et de rejets de métiers
et le choix d'activités professionnelles : alors que
les garçons choisissent (en moyenne), sur les 180 activités
professionnelles proposées, environ 40 d'entre elles (39,5),
et les filles un peu plus de 45 (46,4), ils expriment spontanément
(en moyenne) 2,3 choix de métiers pour les garçons
et 3,0 pour les filles, 1,5 rejet pour les garçons et 1,8
pour les filles.
Synthèse des résultats
rappel de la nécessité de présenter les
objectifs de la passation et les consignes aux jeunes, et de s'assurer
de leur bonne compréhension ;
dans le cas de passation collective, les questionnaires A et
B sont distribués alternativement, de telle sorte que les
voisins susceptibles de communiquer disposent de questionnaires
différents ;
face aux rubriques "Les métiers que j'aimerais faire
sont." et "Les métiers que je n'aimerais pas
faire sont.", les relais doivent, en cas de question sur
ce point, préciser que la réponse est libre, mais
en aucun cas ne donner d'indications sur un nombre souhaitable
de réponses ;
les informations qualitatives (questions, réactions...)
résultant de l'observation des passations doivent être
relevées.
Les conditions d'organisation des passations ont été
définies au cas par cas avec les partenaires de l'expérimentation ; la passation s'est effectuée le plus souvent classe par
classe, et simultanément auprès de l'ensemble des
élèves de 3ème dans deux collèges.
Il est à noter que les partenaires se sont impliqués
avec enthousiasme dans cette expérimentation, bien qu'elle
ait été conduite à un moment peu favorable
(proximité de la rentrée scolaire et en parallèle
avec l'opération d'évaluation des élèves
des classes de 6ème dans les collèges).
Les jeunes auxquels ont été soumis les questionnaires
ont le plus souvent marqué leur intérêt pour
ceux-ci, bien qu'ils ne puissent disposer d'information en retour ; certains d'entre eux ont indiqué avoir découvert
de nombreuses activités professionnelles qu'ils ne connaissaient
pas. Le renseignement des questionnaires a été dans
certains cas suivi d'un débat portant sur les métiers
et le choix professionnel.
2.2.2.5 - Les résultats
Vue d'ensemble
Au total, 1 516 questionnaires ont été collectés,
certains répondants ayant renseigné les deux questionnaires
(A et B ; cas rare résultant d'une demande de leur part
de renseigner le deuxième questionnaire), les répondants
de chaque sexe ayant renseigné à peu près
le même nombre de questionnaires A et B.
Le dénombrement des réponses n'a porté que
sur les réponses uniques ; les doubles réponses
(rares) ont été assimilées à des non-réponses.
Les questionnaires ont été répartis en 50
sous-échantillons.
Les résultats des 50 sous-échantillons ont été
agrégés pour chaque sexe ; on en dégage les
indications d'ensemble suivantes :
les choix positifs sont en moyenne d'environ 40 chez les garçons,
et d'un peu plus de 45 chez les filles ;
les "JNSP" sont en moyenne d'un peu moins de 20 chez
les garçons et d'un peu plus de 20 chez les filles ;
la non-réponse concerne en moyenne 0,8 item par questionnaire
(sur 180) ; ce chiffre inclut les pages entières ou sections
de page non renseignées ;
c'est donc le rejet (NON) qui apparaît comme modalité
dominante, représentant entre 60 % et les deux tiers des
réponses, selon les quatre sous-échantillons principaux
(croisement du sexe et du type de questionnaire, A ou B).
Des tableaux présentant les scores obtenus selon les différentes
modalités de réponses on retiendra que :
le sexe différencie les résultats plus que le
type de questionnaire (A ou B) ;
le nombre de choix positifs est plus élevé chez
les répondants les plus âgés ;
en revanche, il paraît douteux que l'âge puisse
avoir une influence sur le score "JNSP" ;
les élèves issus des classes professionnelles
ou préprofessionnelles expriment un nombre de choix positifs
plus élevé que les élèves de 3ème
de collège (dont on notera qu'ils sont en moyenne plus
jeunes). En revanche, il semble difficile d'interpréter
les différences dans les scores "JNSP" de ces
deux catégories de répondants.
En conclusion, le nombre de choix positifs s'accroît modérément
avec l'âge ; il est - également modérément
- plus élevé chez les élèves engagés
dans les filières préprofessionnelles ou professionnelles
que chez les élèves de 3ème de collège.
On observe qu'environ 10 % des garçons n'ont exprimé
aucun choix ni rejet.
Il apparaît ainsi que l'expression de choix et rejets spontanés
de métiers différencie sensiblement les répondants
des deux sexes. En revanche, l'écart-type observé,
tant chez les garçons que chez les filles, tant pour les
choix que les rejets, est identique (1,5).
A l'issue de cette expérimentation, on dispose pour chaque
item, des informations suivantes :
affectation des items aux échelles Aid'Orient' , identification
de l'échelle dominante, et pour cette échelle :
pourcentage du score maximum théorique ;
pourcentage du score observé ;
structure du score obtenu par l'item (en pourcentages), selon
qu'il s'agit de choix exclusifs : en première ou en seconde
position ;
dispersion de l'affectation de l'item face aux échelles
autres que l'échelle dominante ;
par échelle, et pour chacun des 360 items, expression
des jeunes, selon le sexe, mesurée à travers les
scores de réponse : OUI, NON, "JNSP" et non-réponse.
données qualitatives : questions et réactions
des jeunes recueillies à l'occasion des passations et commentaires
des experts.
2.2.2.6 - "Popularité" des différentes
activités professionnelles
Le score de réponses "OUI" obtenu par une activité
est considéré comme indice de "popularité"
de cette activité pour le sexe correspondant.
La "popularité" moyenne par échelle des
activités dans l'enquête auprès des jeunes
est présentée ci-dessous :
2.2.2.7 - Enquête effectuée auprès des
jeunes ayant cessé leur scolarité
En parallèle de l'expérimentation conduite auprès
des jeunes scolarisés, était conduite l'application
des mêmes questionnaires auprès de jeunes ayant cessé
leur scolarité, en cours d'insertion professionnelle.
De fin septembre à fin novembre 1989, 158 jeunes (75 garçons
âgés en moyenne de 19,2 ans (écart-type 2,2)
et 83 filles âgées en moyenne de 19,9 ans (écart-type
2,4) ont renseigné 161 questionnaires.
L'échantillon est constitué de 144 demandeurs d'emploi
(Centre de Bilan : 99 ; PAIO : 27 ; Mission Locale : 18) et 14
stagiaires SIVP (Education nationale).
On notera que le mode de fonctionnement des organismes de passation
n'a pas permis la même standardisation de la passation qu'auprès
des jeunes scolarisés.
Diplôme le plus élevé obtenu
Plus des deux tiers des répondants (69,0 %) indiquent ne
posséder aucun diplôme ou ne répondent pas
à la question.
Les diplômes mentionnés sont les suivants :
Brevet des collèges : 9,5 % ;
DFEO : 5,1 % ;
CAP tertiaire. 4,4 % ;
Certificat d'études primaires : 3,2 % ;
Baccalauréat : 3,2 % ;
CAP non précisé : 2,5 % ;
BEP tertiaire : 2,5 % ;
BEP non précisé : 0,6 %.
Expression spontanée de choix et de rejets de métiers
Les garçons expriment en moyenne 2,1 choix et 1,1 rejet,
et les filles 2,5 choix et 1,3 rejet ; l'écart-type observé
est de 1,4 (sauf en ce qui concerne les choix des garçons : 1,5).
Scores observés
Les choix positifs sont en moyenne de près de 44 chez les
garçons et 49 chez les filles. Les scores "JNSP"
sont en moyenne d'environ 16 chez les garçons, et un peu
moins de 15 chez les filles. La non-réponse concerne en
moyenne 5 items par questionnaire chez les garçons, et
un peu plus de 6 chez les filles (incluant quelques pages entières
non renseignées). Le rejet (NON) apparaît comme la
modalité de réponse dominante (plus de 60 %), ainsi
que chez les jeunes scolarisés.
Conclusion
Les similitudes des résultats observés auprès
des jeunes, qu'ils soient scolarisés ou non, et la meilleure
standardisation de la passation auprès des jeunes scolarisés,
ont conduit à élaborer la version provisoire sur
la base des seuls résultats observés auprès
de ces derniers.
| Accueil | | Haut de page | | Page précédente | | Page suivante |