Résultats
La classification elle-même
Cette classification comporte près de 3 000 appellations de métiers ou emplois classées selon les configurations d’intérêts (une ou deux échelles Aid'Orient') et par ordre alphabétique d’intitulé.
Elle fournit ainsi des clés d’entrée dans la documentation sur les métiers, dans le cadre d’une recherche active d’information.
Féminisation des appellations de métiers et emplois de la classification
De nombreux métiers sont connotés comme typiquement "masculins" ou "féminins". Ces représentations ne sont probablement guère de nature à favoriser l'établissement de la parité homme/femme. La classification de métiers et emplois d’Aid'Orient' présente les libellés masculins et féminins juxtaposés, sauf, bien entendu, lorsque l'appellation revêt une forme épicène, au sens de "substantif gardant la même forme, mais variant en genre, selon le sexe désigné".
Un mode d’utilisation de la classification est proposé (incluant notamment des recommandations lorsqu’apparaît un trop grand décalage entre intérêts et aptitudes, capacités...), non seulement avec les résultats obtenus au test Aid'Orient', mais aussi à l'aide des résultats obtenus à partir d’autres inventaires ou questionnaires d'intérêts professionnels, en distinguant parmi ceux-ci selon qu’ils fournissent un profil de type Holland (RIASEC) ou un autre type de profil.
Echelles et sous-échelles
Les sous-échelles sont aujourd’hui au nombre de 49. Cette structure n’est pas définitivement stabilisée. Néanmoins, son application aux près de 3 000 appellations affectées à la classification suggère que, compte tenu de la taille et de la représentativité de l’échantillon, elle ne devrait plus évoluer qu’à la marge.
Les sous-échelles définies à l'occasion de ces travaux sont présentées dans les logiciels Aid'Orient' et Aid'Orient' Métiers.
Discussion
Cette nomenclature d’intérêts professionnels détaillée doit-elle rétroagir sur l’inventaire ? En d’autres termes, le profil fourni par l’inventaire doit-il reposer sur la nomenclature d’intérêts détaillée ?
1. Si l’on considère le but même de l’inventaire, on peut rappeler que celui-ci ne vise pas à donner LA bonne réponse (il ne s’inscrit pas dans la démarche de "l’appariement"). Son but est de dégager des éléments de profil, et plus précisément la hiérarchie des préférences du répondant, qui ne constitue qu’un des matériaux utilisés par le répondant et son conseiller dans le cadre de l’accompagnement que le second offre au premier.
2. D’un point de vue technique, des choix difficiles seraient à effectuer, tels : viser la fiabilité en augmentant le nombre d’items et donc la durée de passation ; renoncer à la méthode de la bipartition (split-half method) pour limiter la durée de passation, etc.
Pour ces deux raisons, les échelles originelles de l’inventaire d’intérêts professionnels Aid'Orient' ne seront pas remises en cause par la nomenclature d’intérêts utilisée pour la classification des métiers. En revanche, lors d’une révision de l’épreuve, il conviendra de se poser la question de savoir si une prise en compte dans la définition des items - selon des principes et modalités qui restent à définir - ne serait pas opportune.
Ces travaux devront être poursuivis, et notamment par :
- l’analyse de l’homogénéité des sous-ensembles de métiers et emplois ainsi définis ;
- un reclassement des sous-échelles à l’intérieur des échelles, afin d’améliorer la cohérence du modèle, ce qui revient en particulier à définir le critère de classement, soit "intérieur" à chacune des échelles, soit définissant l’ordre des sous-échelles d’une échelle par rapport à celui des sous-échelles des échelles qui l’encadrent ;
- la définition d’une méthode de validation de la classification, puis sa mise en oeuvre ;
- et peut-être aussi tenter de répondre à la question suivante : un nom de métier connoté comme typiquement masculin ou féminin suggère-t-il la même représentation selon qu’il est présenté sous sa forme sexuée ou sous sa forme mixte ?
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