Méthodologie
L’approche retenue pour la classification de métiers et emplois d'Aid'Orient' est centrée sur les métiers, tels que décrits par des référentiels et diverses autres sources. La qualification des métiers et emplois selon les catégories d’intérêts vise à répondre à la question : quels intérêts professionnels ce métier ou cet emploi est-il susceptible de satisfaire ?
Sélection des métiers et emplois de la classification
Une sélection a dû être effectuée parmi les appellations de métiers et emplois de la base d'Aid'Orient', constamment actualisée, qui en compte aujourd'hui environ 30 000.
Eu égard au public-cible de l'épreuve (adolescents, jeunes en insertion), les métiers et emplois auxquels un accès direct est possible à l'issue des études, et particulièrement des études courtes, ont été privilégiés, au détriment des métiers et emplois nécessitant une haute technicité et des études longues et très spécifiques. Ceux-ci sont néanmoins représentés, afin que s'ils correspondent au profil du répondant, un accès soit ouvert en direction des répertoires et fiches métiers, dans lesquels les intéressés pourront en découvrir bien d'autres. Un certain nombre de métiers et emplois "stéréotypes", souvent cités par les jeunes et présents dans la plupart des classifications similaires, figurent dans la classification, même s'ils n’appartiennent pas à la cible visée.
Affectation des métiers et emplois aux échelles Aid'Orient'
La méthode utilisée pour élaborer la classification de métiers et d'emplois d'Aid'Orient' a consisté à considérer globalement chaque métier ou emploi retenu afin d'identifier les catégories d'intérêts qu'il pouvait satisfaire.
Cette analyse a été effectuée à partir du "Répertoire opérationnel des métiers et des emplois" (ROME) de l'Agence Nationale Pour l'Emploi (ANPE) dont chaque fiche présente une agrégation de métiers et emplois (de nombre variable) partageant des compétences communes.
L'examen a porté sur les compétences requises pour exercer les métiers et emplois de l'agrégation (savoir-faire, savoir-être, capacités), les conditions dans lesquelles s'exerce le métier (l'environnement, le contexte...) et les conditions d'accès aux métiers et emplois de l'agrégation, en particulier le type de formation requise.
La synthèse de ces données a permis de déterminer une affectation pour l'agrégation à une ou plusieurs échelles. Certaines agrégations de métiers et d’emplois se situent dans la même configuration d’intérêts professionnels ; d’autres comprennent des métiers et emplois correspondant à des configurations d’intérêts différentes. Des situations de travail différentes, déclinées à travers les "spécificités" de chaque fiche, peuvent renvoyer à des configurations d’intérêts différentes, notamment en précisant le profil attribué à l’agrégation. De même, au niveau de l’appellation, on observe qu’elle peut correspondre à des situations de travail très homogènes et faisant appel à la même configuration d’intérêts ou très différentes et faisant appel à des configurations d’intérêts différentes selon chacune de ces situations de travail. Chacun des métiers et emplois retenus pour figurer dans la classification a été examiné individuellement, afin d’affiner le profil d'intérêts déterminé pour l'agrégation. Pour ce faire, il a été nécessaire de recourir à d'autres sources d'information sur les métiers.
Si, lorsqu'on construit un inventaire d'intérêts professionnels, après avoir défini des échelles, on peut construire des items relativement "purs" correspondant à celles-ci, il en va différemment lorsqu'on classe l'ensemble des métiers et emplois selon ces mêmes catégories d'intérêts. En effet, ceux-ci s’imposent à nous à travers leur réalité et la configuration d’intérêts qu’il sont susceptibles de satisfaire, que cette configuration soit cohérente avec les modèles en matière d’intérêts professionnels, ou non. Certains métiers sont des illustrations relativement "pures" d'une catégorie d'intérêts professionnels, alors que d'autres renvoient à plusieurs catégories d'intérêts. Il serait ainsi arbitraire de déterminer a priori que tous les métiers seront désignés par un, deux ou trois codes.
Affiner la typologie des intérêts
Lors de l’affectation des métiers et emplois aux 10 échelles d’Aid'Orient', il est bien vite apparu que chaque échelle correspondait à une grande diversité de situations de travail et que, bien que s’inscrivant dans le cadre de l’échelle attribuée, les intérêts susceptibles d’être satisfaits par ces situations de travail n’étaient pas, eux-mêmes, strictement identiques. Dans la perspective de classer un grand nombre de métiers et emplois, il est alors apparu pertinent de définir des sous-ensembles relativement homogènes, plus fins que l’échelle dans le cadre de laquelle ils s’inscrivent, soit des sous-échelles.
Dupont (1979) a proposé une "structure hiérarchique des intérêts professionnels". Celle-ci "segmente" les six types de Holland en 25 facteurs primaires. Si elle a constitué une source d’inspiration, cette structure, définie en référence aux intérêts professionnels dont elle constitue une typologie, s’est avérée insuffisante pour classer des métiers et emplois.
La définition des sous-échelles a consisté en une démarche itérative, par segmentations et réorganisations successives, lors du travail d’affectation des appellations.
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